mercredi 10 décembre 2014

Sur les chemins de l'automne




      Quand l'aube s'étire doucement au chant de l'oiseau




                                                                      Méli-Mélo


 

L'arbre aux multiples bras      


 

     Sous les feuilles croustillantes dorées de lumière




               Guirlande d'automne sur lit de feuilles




                                                     Sur les chemin de l'automne




    Le rouge gorge accompagne de son chant le crépuscule



dimanche 30 novembre 2014

Emergence


C’est un dimanche matin, un retour sur un lieu photographique visité pendant la semaine s’imposait intérieurement. Comme souvent l’instant que nous vivons est éphémère et les conditions vécues ne se retrouvaient plus en ce jour nouveau.

La pluie fit même son apparition, celle-ci m’accompagnant jusque sous un kiosque en bois de forme octogonale. C’était le point central avec tout autour creusée dans le sol un cercle de fontaines d’où jaillissaient des myriades de perles d’eau empressées de répondre au ciel attristé.
Au bord de l’abri se trouvaient d'imposant pots de fleurs. On y avait planté des arbres de taille moyenne sur lesquels de petites fleurs violettes décoraient l’espace. L’instant  était agréable, calme malgré la pluie, et ces couleurs tout autour pétillaient, contrastaient  avec le gris du ciel.

Puis le moment de partir était venu, là le regard s’est posé sur une fleur dansante sous le souffle d’une légère brise. Elle venait de quitter la pousse de l’écorce emportant avec elle sa tige et continuait de vibrer une forme de vie suspendue par le fil transparent d’une tisseuse passée par là






Émergences désigne aussi le nom de l’association s’inscrivant dans une double démarche de développement personnel et de solidarité internationale finançant des projets d’accès aux soins de santé et à l’éducation 

mardi 4 novembre 2014

La magie de l'argile


Cela se passe pendant quelques jours de festivités, un rendez-vous annuel où les visiteurs peuvent satisfaire leur engouement pour la musique traditionnelle ainsi que leur curiosité dans la découverte des activités d’un temps lointain. Il est possible de s’attabler et festoyer soit avec des amis, soit avec des personnes rencontrées le temps d’un partage.

Sur le côté d’un grand chapiteau blanc se trouve une allée où des personnages revêtus de tuniques écrues s’adonnent à des démonstrations du savoir-faire de l’époque médiévale. Entre deux pétrissages de pain, une raconteuse aux expressions du visage saisissantes vous transporte dans des fabliaux de la vie paysanne. Juste à côté surmonté de bûches, un four à pain en torchis en forme d'igloo gonfle alternativement les petits tas de pâte pétrie. Les enfants s'amusent à participer aux activités de pétrissage.

Un homme souriant à la voix porteuse d’un engouement passionné s’active à faire tourner une roue en bois à l’aide d’un grand bâton comme lanceur. La roue est surmontée d’une structure pyramidale avec au sommet un plateau épais à la rondeur ceinturée d’une armature métallique. C’est à partir de là que se conçoit avec grâce des formes argileuses s’épanouissant vers le ciel. Le temps de façonnage est réduit par le frottement des matières entraînant le manège du potier et des mains habiles sont nécessaires à l'élévation d’un vase.

Décrivant le métier à l'époque, il souligne que l'accession à la qualification d'artisan élevait son statut social. Il fallait alors payer le maître d’apprentissage pour qu’il transmette son savoir-faire.

A grand coup d’énergie, la petite plateforme prend de la vitesse, l’homme s’assoit, pose délicatement les mains sur le tas d’argile et peu à peu la magie opère ...




Vous pouvez voyager dans la construction et les métiers du 13ème siècle lors d'une visite à Guédelon situé dans l'Yonne où un projet de construction d'un château et d'un village médiévaux ont vu le jour depuis 1997 




samedi 25 octobre 2014

mercredi 22 octobre 2014

Vers les friselis du large


La mer plate, reposante remonte lentement vers le rivage. Les pêcheurs ont perçu le rendez-vous et cheminent sur le long du ponton en bois les amenant au lieu de prospection où les poissons remontent le courant.




Un peu plus loin, un rassemblement de vieux gréements a pris place le long d'un quai. Les cordages entremêlés forment des escaliers d’accès aux mâts où les toiles écrues repliées attendent le large pour se gonfler de l’air propulseur.

Émergeant depuis la cale, un homme d’équipage apparaît. Son visage évoquant celui d'un célèbre personnage de bande dessiné est marqué par les éclats des embruns. Sa peau burinée témoigne en quelque sorte du sillage de ses nombreux voyages aux couleurs des climats. Couvert d’un blouson à l’effigie du navire, il descend lentement les marches en bois de la passerelle tout observant le décor matinal. Au-dessus de lui un ciel pâle où la lumière se camoufle derrière un rideau ouaté grisonnant.

Un réveil calme avant l’arrivée des visiteurs, tout à l’heure l’effervescence sera de mise puis elle laissera place au grand départ qui ramènera les marins à leur port d’attache.



Dans les cordes de l' "Etoile du Roy"


L’espace s’anime avec l’arrivée des exposants et participants de cette manifestation festive autour du monde maritime.

- « Vous prenez ces dames en photo ! » s’exclame un homme à la carrure imposante. Derrière lui sous une tente blanche au dôme pointue, trois femmes s’esclaffent autour d’une boisson fumante.
Le regard est ailleurs, juste au-dessus, les courbes des tentes forment comme des vagues où un repaire lumineux se dresse, les nuances de sa teinte se confondant avec le ciel.

Une symbolique qui peut prendre forme à l’esprit rappelant les tourmentes traversées dans nos vies et ces repères comme des présences lumineuses pouvant nous guider vers le mieux.



Vue sur le phare de Calais


Puis ce sont des rires qui s’expriment avec des hommes d’équipage prenant un petit déjeuner copieux. Ils sont regroupés  sur et autour de la basse cabine d’accès à la cale. Leurs joues rosées sentent la bonne humeur de partage loin de leur pays aux moulins à vent et aux divers fromages.

Remontant le quai, on aperçoit des visiteurs empressés s’engouffrant vers un entonnoir les menant sur le pont d’un bateau.

Chacun attendant le départ vers les friselis du large…

Sur le retour, un ciel cérulé accompagne les vieux gréements aux mâts dénudés où le croisement de deux époques exprime une forme de puissance face à l’élégance



Un Ferry croisant le "Morgenster"



                      Voilier le "Morgenster"


                                                                                    Voilier le "Biche"






mercredi 15 octobre 2014

Prendre une direction


Tout est calme en ce dimanche matin dans les rues de cette ville. Cependant, derrière un rideau on peut apercevoir habillé d’un tablier blanc le boulanger alignant les baguettes chaudes et croustillantes dans la hutte en osier derrière son comptoir. Un peu plus loin sur la place de la mairie où deux géants montent la garde de chaque côté du bâtiment, un homme en habit léger d’été promène son chien.

Peu à peu  le rideau noir pailleté de la nuit fait place à une toile bleutée aux nuances changeantes. En prenant la sortie de la ville, passant sous une des portes qui donne accès à celle-ci, un autre décor nous attend avec une couronne d’eau autour des remparts protégeant les lieux.

Soudain, rompant le silence, un duo de héron déploie leurs magnifiques ailes cendrées en battant l’air brouillé par un léger film granuleux. Prenant sur la gauche, un chemin de gravier accompagne le crissement de nos pas nous menant vers une ceinture boisée. Les oiseaux accompagnent le changement de lumière s’égosillant de joie au travers des feuilles qui ont pris une teinte brunie, jaunie annonçant des mois plus rudes.


Un peu plus loin des nappes de brume ondulent sur les champs recouverts de bulles d’eau. Le ciel prend une couleur d’une intensité grandissante. Des écharpes noirâtres forment des vagues en se mélangeant au fond du ciel devenu  orangé. Des percées de lumière s’élèvent dans le mouvement de la rondeur de plus en plus apparente du soleil, celui-ci imprimant aux arbres des ombres ciselées

Des états d'âme jaillissent sous forme de larmes aux mélanges d'émerveillement devant la beauté de l'instant, de tristesse des sombres moments  vécus et de jubilation au plaisir de partager cette vision




PS : Un court texte d’accompagnement a été ajouté au billet « Comme un air de Flameco ! »

mercredi 8 octobre 2014

Coucou !




Si vous aimez les grands espaces naturels immaculés de blanc, Vincent Munier et Laurent Joffrion nous invitent à découvrir un paysage animalier extraordinaire aux confins de la Scandinavie. Dans le documentaire "Scandinavie, l'appel du Nord" vous découvrirez la démarche photographique de Vincent Munier, avant tout naturaliste ces images ont un graphisme inspiré des maîtres de l'art de la peinture chinoise. Entre lumière, ombre, crépuscule, brume, des silhouettes apparaissent dans leurs milieux naturels. 

Le documentaire est programmé le dimanche 12 octobre à 16h25 sur France 2

En accompagnement la bande annonce :

mardi 30 septembre 2014

Au coeur du bois


Des petits coups sonores ondoient l’espace : clac, clac       clac, clac      clac, clac…

C’est au détour d’une allée d’arbres dans un jardin public que se trouve un homme à la silhouette élancée et aux cheveux blancs. Il est agenouillé avec dans une main gantée une gouge pour trancher et de l’autre un maillet avec en partie extrême une pièce cylindrique tantôt en bois ou en alliage de bronze.
En s’approchant on distingue des traces de feutre noir sur un tronc d'arbre. Une grenouille est déjà constituée avec sur le côté une fougère et un lézard, ainsi en tournant autour du morceau de bois, c’est tout un monde faunistique que l’on découvre telle une spirale s’élevant vers le ciel.
Avec dextérité, minutie et application l’homme ouvre dans le cerne des petites lamelles concaves qui jaillissent et se déposent en petits tas à ses pieds. Peu à peu il "écrit" en suivant la trace noirâtre nous invitant à la lecture d’une nouvelle forme.

Les jours de beau temps c’est dans un plaisir de longue haleine qu’il s’adonne à la sculpture qui ravira petits et grands. Chaque morceau de bois est scrupuleusement choisi dans le respect de l’arbre qui a été coupé pour des raisons environnementales ou de maladie. L’homme lui s’adapte à composer avec les difficultés inhérentes à la matière comme la forme, les nœuds, les parties friables.


                                 


Cheval, grenouille, tortue, chien, chat, hibou, dauphin, hippocampe, blason… Tout un ensemble d’œuvres qui peuvent se contempler dans la ville où il réside. Elles sont là afin d’égayer, agrémenter le paysage, donner une seconde vie au bois comme il le dit et parfois un bisou d’enfant est déposé sur la surface ondulée de l’animal  favori.

Des copeaux d'émerveillement se dégagent et se propagent grâce à ces sculptures en bois

  





Trois ressentis de bonheur précise t'il, sont dans le fait de sculpter, d’être dans la nature et par-dessus tout dans le partage avec les personnes qui s’arrêtent pour un brin de causette. Un aspect délicieux vient des questions des enfants et adolescents car leur intérêt se pose sur les détails qui se dessinent et j’aime à transmettre ma passion... 








mardi 16 septembre 2014

Ballade côté blanc




Un côté bucolique avec ces deux ruminants à la peau crayeuse qui pourrait se confondre avec le blanc des falaises abruptes juste derrière eux. Leur quiétude est en adéquation avec le site pittoresque en ce jour entrecoupé d'alternantes lumières. Le chemin bordé de verdure longeant la côte, offre une succession de points de vue culminant un bras de mer entre la France et l’Angleterre.




En cette période estivale, l’affluence des touristes peut parfois ressembler à celle permanente des bateaux qui traversent alternativement, inlassablement ce détroit nordique. Des sourires fleurissent lors des croisements de ces êtres parcourant le GR du littoral où parfois le dialecte vient d’en face ou d’ailleurs, de pays un peu plus au nord. Le chemin ondoie, basculant d’un côté vers l’horizon d’une baie où le sable généreux offrira aux baigneurs des espaces de jeux.

























Lorsque le vent souffle, c’est de petites voiles qui s’étirent au dessus de la mer avec des envolées où un acrobate est posé sur une simple planche, on appelle cela le kitesurf. Il y a ceux qui maîtrisent la force des éléments et ceux qui essayent de dompter l’engouffrement du souffle de l’air dans la toile colorée.
















On peut revenir sur ses pas en longeant à marée basse les falaises qui dominent le panorama vue d’en bas cette fois.
La mer n’en a pas fini de son travail de sape en érodant, fendant puis fragmentant la roche par vagues successives. Les giboulées de caillasse laissent leurs traces au pied du promontoire appelée le Cap Blanc Nez









samedi 30 août 2014

Couleur papillon




Comme son nom  l’indique, ce papillon raffole des feuilles de chou, lesquelles se retrouvent déchiqueter par petits bouts par les coups de butinage de l’insecte.

Dans le reportage « Le temps des papillons », l’association Proserpine a développé sur les hauteurs de Digne les Bains un lieu naturel et au grand jour dédié aux papillons. 120 espèces de papillons de jour sont revenues là. 
(En suivant le lien sur le nom de l'association vous partirez pour la découverte intéressante du site internet avec présentation du jardin, des espèces, des vidéos de naissance de papillons...)

Quelques fleurs préférées des papillons :

Giroflée ravenelle, Valériane des jardins, Abélia de Chine, Buddleia, Grand sedum, Aristoloche, Prunier sainte Lucie , Lavande, Le Thym, Le Fenouil,  la Violette, Moutarde des champs, Oseille sauvage, Bardane, Pâturin des près, Fétuques, Luzerne, Cardamine, Œillet des chartreux, Aster



(Azur comme le bleu de ses ailes déployées)

Le soleil s'inclinait peu à peu rejoignant l'horizontalité du sol, donnant une teinte dorée aux choses. C'est alors que non loin de là, dans une prairie, un Azuré avait délicatement pris une pose vertigineuse sur cet épis. La lumière était douce, le calme régnait et il s'offrait quelques minutes de repos sous les effluves des derniers rayons du jour





Une photo de la chenille du Machaon, le papillon aux grandes ailes et arabesques noires si caractéristiques avec deux pointes à l'arrière où quelques points bleus et rouges ponctues le fond jaune clair de ses soies aplaties



La loupe appelée bonnette qui s'accroche devant l'objectif de l'appareil photo permet un grossissement saisissant de l'insecte, la difficulté est le flou à gérer tant la précision est au millimètre et la profondeur de champ très limitée. Une focale minimum de 90 mm est généralement requise afin de ne pas perturber l'insecte.





lundi 14 juillet 2014

Vers le bleu des lumières

C’est un rendez-vous où le ciel, le soleil et les nuages se diluent ensemble, se mélangent pour exprimer le silence qui se pose sur la disparition du jour qui bientôt renaîtra

Il n’y en aura aucun qui se ressemble, à chaque fois cela donnera d’autres connotations, d’autres lumières, d’autres nuances de couleurs pour l’émerveillement de ce qui nous dépasse et qui nous tient compagnie tout au long de notre vie.


Dans la mouvance des jours couverts, des jours dégagés et puis des jours où tout devient transparent, reposant, inaltérable. Là où nous sommes dans ce qu’on appelle la plénitude, s’ouvrant au monde présent avec un sentiment de bien-être si délicieux à vivre





PS : La publication de billet sur le blog s'arrête pendant quelques temps, en vous souhaitant de beaux rendez-vous bleus

mardi 8 juillet 2014

Comme un air de Provence !



Un petit air de Provence avec un soleil rayonnant et même un olivier au pays des ch'tis !



Absence des cigales toutefois c'est un Odonate qui est venu se poser quelques instants



D'un peu plus prés



mardi 1 juillet 2014

Comme un air de flameco !




Sa robe rouge coquelicot légèrement fripée et ciselée s’élance. Elle ondule comme les vagues sous le souffle expiré du vent. Dans le mouvement elle s’ouvre à la lumière nourrissant son cœur et la vie. Une sensualité se dégage comme sur un air de Flamenco !



jeudi 26 juin 2014

Et une, et deux, et trois...

Depuis l'installation d'un nichoir sur un côté du chalet de jardin, des familles de mésanges bleues viennent couver dans cet abri spécialement conçu pour eux . Par des balais incessants et des piaillements, on pouvait observer les allées venues du couple qui venaient apporter la nourriture aux petits.
Doucement, ils grandissaient jusqu'au moment ultime du premier envol. L'année dernière, j'avais pu assister au départ du dernier oisillon , cette année se sont deux couvées qui ont eu lieu à notre grande surprise 



Une mésange bleue guettant aux abords du nid



La voici apportant un vers



Premiers piaillements et dégourdissement des ailes avec un premier visiteur !



Bientôt le premier envol, c'était l'année dernière


Peut être à l'année prochaine pour de nouvelles naissances...